2 - L'intrusion de la mafia en politique

Les organisations criminelles infiltrent généralement les gouvernements, d’un côté pour infiltrer l’économie par la suite, et d’un autre côté, par prévoyance des éventuels “problèmes” qu’elles pourraient avoir . Cette étape d'infiltration est donc essentielle pour la pérennisations des actions mafieuses. Elle est réalisée en grande partie grâce à la corruption, le chantage étant devenu trop dangereux de nos jours à cause des médias omniprésents. Ces dernières années le nombre de mafieux qui collaborent avec les hommes politiques a fortement augmenté. Aux États-Unis, notamment, on a observé certains cas où la campagne des candidats était financée directement par des organisations criminelles, le candidat n'était plus considéré comme un pion des mafieux, mais comme un complice à part entière. A ce moment, le candidat ne se présente pas pour les citoyens ou par passion pour la politique, mais il se présente pour la mafia et obéira à chacun des ordres qu'elle lui donnera sans aucunes hésitations. De plus de nos jours, certaines actions mafieuses représentent une menace pour nos sociétés, par exemple, le blanchiment d'argent représente un danger réel pour la prééminence du droit et de la démocratie.

Exemples d'intrusions de la mafia dans la politique : Le président de la région de Sicile, Salvator Cuffaro, a été condamné en janvier 2007 à cinq ans de prison ferme pour avoir "favorisé" la mafia et pour lui avoir transmis des documents administratifs réservés. Le président a décidé de démissionner, une semaine après sa condamnation pour collaboration simple avec la mafia. Cette condamnation intervient dans une atmosphère très tendue entre la justice et la classe politique italienne. Une autre affaire retentissante concerne Clemente Mastella, ministre de la justice démissionnaire, président du parti Udeur (Union des démocrates pour l'Europe) et ami de Cuffaro. Sa femme, présidente du Conseil régional de la Campanie, est accusée de concussion. Ces deux affaires interviennent après la sortie d'un livre dérangeant en février 2007 : I complici (Les complices). Des journalistes racontaient que Salvator Cuffaro et Clemente Mastella étaient les témoins de mariage de Francesco Campanella, un des complices de Bernardo Provenzano, le boss de Cosa Nostra arrêté en avril 2006. Une amitié politique et personnelle qui n'augurait rien de bon pour les deux hommes.

Mais il ne faut pas croire que seul les corrompus intéressent les mafieux. Un politicien honnête qui se bat pour son territoire booste l'économie. Et ce qui est bon pour l'économie est bon pour eux ! Malheureusement les élus n'ont pas compris qu'il faut stopper l'arrivée de l'argent du crime. Pour eux la lutte anti-Mafia se limite au côté criminel. 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×